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        Toujours les mêmes maux .....

C'est bien de vouloir dénoncer, mais le mieux c'est de se donner les moyens de changer : de changer fondamentalement ;  et là, au plan fondamental, c'est un vide sidéral. Toujours les mêmes maux, toujours les mêmes difficultés à vivre ensemble : toujours les mêmes marionnettes et les mêmes marionnettistes ! 

I. Repenser nos cadres en termes d'utopie 

     L’Utopie, étymologiquement, c’est ce qui doit et devrait être ontologiquement en tout point, et non la « dystopique » qui ne devrait être en aucun point.  L'utopie n'est pas un rêve inatteignable, mais ce qui devrait naturellement « être ». Quant à la dystopie comme celle que nous vivons, c'est ce qui ne devrait jamais être.
 

     La division, l’atomisme, l’individualisme méthodologique, le rationalisme et le positivisme sont les armes de la dystopie. La société est utopie : l'humanuté est utopie !


     Le premier défi est sans doute de réussir à nous extraire de nos cadres mentaux habituels, qui imprègnent et contraignent notre manière de concevoir le changement. Nos représentations dominantes des rapports de pouvoir, de la prise de décision collective, de l'autorité légitime, etc. sont elles-mêmes porteuses des ferments de la perpétuation du statu quo.


     Il nous faut faire preuve d'une radicale créativité conceptuelle pour réinventer de nouveaux modèles politiques, économiques, sociaux, qui ne reproduisent pas les écueils et déséquilibres actuels. Réenvisager d'un œil neuf les notions de souveraineté, de propriété, de délibération démocratique, entre autres.

II.  Une remise à plat "systémique"

     Mais cela ne pourra suffire si nous n'abordons pas frontalement la nécessité d'une profonde refonte systémique de nos organisations collectives, à toutes les échelles. Il est illusoire d'espérer que de simples réformes à la marge puissent enrayer ces phénomènes d'inertie et de reproduction.

 

     Il nous faut certainement imaginer des processus constitutifs radicalement nouveaux, où seraient repensés de fond en comble les architectures institutionnelles, les processus décisionnels, les équilibres de pouvoirs. Bref, mettre à plat tous les présupposés qui façonnent nos communs et nos vivre-ensemble actuels.

     

     Ceci appelle une révolution "ontologique", celle de l'ÉTANT, mais aussi systémique, forcément écosystémique et même métaécosystémique. C'est-à-dire en terminer définitivement avec un rationalisme mortifère pour la planète et délétère pour notre humanité. 

     

     Ce que nous appelons, si facilement et aisément : problèmes systémiques ; ne sont en réalité que des problèmes rationnalo-positivo-systématiques.  En effet, car le système, qui est à la fois écosystème et métaécosystème ; étant "écologique" au sens étymologique du terme, par nature complexe - non simpliste- et, pas au seul plan climatique: s'autorégule logiquement s'il n'est pas forcé ! 

III.  Sortir des rapports de force

     Mais le cœur de la transformation réside peut-être dans notre capacité à faire advenir un autre paradigme que celui de l'affrontement et de la domination. Nos sociétés restent enserrées dans des logiques d'opposition stérile, de conflits d'intérêts irréconciliables entre des forces munies d'intérêts particuliers.


     Il nous faut explorer et expérimenter des voies inédites de coopération, de co-construction du bien commun, d'intelligence collective au service de l'intérêt général. Apprendre à transcender ces rapports de force pour faire émerger de nouvelles dynamiques vertueuses de collaboration et de gouvernance partagée.

IV. Une révolution culturelle 

     Bien que cela puisse sembler paradoxal, un tel chantier de transformation ne pourra probablement pas faire l'économie d'une intime mutation dans nos rapports à nous-mêmes et à l'altérité. Une révolution à la fois spirituelle et éthique.


     Apprendre à nous ouvrir sincèrement à l'autre dans sa pleine différence. Cultiver des dispositions d'humilité, de bienveillance, d'empathie et de générosité qui permettent de tisser ces nouveaux communs d'un genre inédit. Consentir à ce dépouillement de nos réflexes égoïstes et hégémoniques pour laisser advenir l'authentique intelligence collective.
 

V. Une terre poubelle pour un "modernisme" régressif  

D'où nous venons

Où nous allons...

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