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Manifeste O DEA. 
(Ontologie, Déontologie, Ethique, Altérité) 
Vivre dans un monde complexe 

I. Problématique liminaire. 

      À l’opposé d’autres espèces qui peuplent cette terre, et ayant au fil de centaines de milliers d'années, développé une conscience de ce qu'il est, un Humain, de ce qu'est la Nature ; de l’appartenance à une communauté d’existence qu’il nomme « Humanité », l’être humain, par cette conscience d’existence, a développé un savoir : un savoir-être et un savoir-faire.

      Parallèlement, il a développé ce qu’il appelle l’épistémologie : une interrogation a posteriori, une introspection sur ce savoir – ses savoirs – pas uniquement sur eux comme moyen, mais surtout sur leurs conséquences. Et pas seulement sur leurs conséquences individualistes, mais aussi complémentaires, communautaires : en termes d’Humanité.

  • Qu’en est-il de cette épistémologie ?

  • Qu’en est-il de cette intelligence humaine introspective développée il y a deux millénaires et demi ?

  • Qu’en est-il dans cette fuite en avant rationalo-économico-technoscientiste du 21ème siècle ?

  • Que sont les mots devenus ?

  • Que sont les nombres devenus ?

  • Que penser d’une civilisation humaine qui est persuadée que le savoir est uniquement devant elle, à découvrir?

  • Que penser d’une civilisation humaine qui traite d’« archaïsme » un passé pourtant tellement riche d’enseignement en termes d’humanité ?

II. Réponse douloureuse, mais nécessaire. 

                     

  • L’épistémologie a été évacuée au profit d’un méthodologisme triomphant. On interroge les procédures, plus les fondements. On vérifie, la conformité en production : on ne questionne plus le sens.

 

  • ​​L’introspection millénaire (de Socrate aux moralistes, des stoïciens à Montaigne, de Pascal à Arendt) a été reléguée au rang de « littérature » ou de « philosophie spéculative », sans utilité pratique.

  • La fuite en avant rationalo-économico-technoscientifique produit une accélération aveugle : on innove parce qu’on le peut, on calcule parce qu’on a la puissance, on automatise parce que c’est efficace – sans jamais se demander : pour quoi le faire ? au service de qui ? jusqu’à quelle limite ?

  • Les mots sont devenus des unités d’information, des tokens, des vecteurs de calcul algorithmique. Leur profondeur sémantique, leur capacité à dire l’indicible, à porter la nuance et la contradiction, s’est évanouie. Les mots sont devenus les "maux", ceux du rationalisme et du positivisme : du scientisme et du technoscientisme ! 

  • Les nombres ont cessé d’être des fenêtres sur l’harmonie du monde (Pythagore) ou des outils de mesure raisonnable pour devenir des instruments de classement, de prédiction, de contrôle social. On quantifie pour dominer, non pour comprendre. Ils sont devenus des aberrations algorithmiques pour manipuler les individus et la société. 

​​

  • Le passé – ce réservoir d’expériences humaines, de sagesses pratiques, d’erreurs et de chefs-d’œuvre – est systématiquement dévalorisé comme « archaïque ». On réinvente sans cesse ce que nos prédécesseurs avaient déjà pensé, et souvent mieux.

​​

                                                       C'est le modernisme qui est archaïque !

Les trois répudations de la complexité. 

 

          Vivre dans un monde complexe, mais avec les attributs du simplisme :

comment est-ce possible sans complications extrèmes et en tout genre 

​​

           L’histoire la plus récente de l’humanité a vu trois fois la pensée complexe émerger, et par trois fois : elle a été répudiée !

​​​​

        1. Sous l'antiquité : L’holisme antique Première complexité établie par Aristote : nous dit que :   « le tout est plus et même beaucoup plus que la somme des parties ». Ainsi, un organise, tel une société, un ensemble symbolique, par un "phénomène d'émergence " : est plus, et même bien plus, que la somme de ses parties. Son approche était compatible avec beaucoup d’idées grecques traditionnelles :

  • l’idée d’ordre naturel,

  • les hiérarchies du vivant,

  • la finalité dans la nature.

En ce sens, son holisme n’était pas une position marginale. 

Le principal camp opposé était celui des atomistes, surtout : Démocrite, Leucippe

Pour eux, le réel est composé d’atomes indépendants qui s’assemblent mécaniquement.
Ils expliquaient les phénomènes par les parties élémentaires plutôt que par le tout organisé.

        2. Blaise Pascal (XVIIe siècle) : « Toute chose étant causée et causante, aidante et aidée… » – un énoncé de la complexité relationnelle. Éclipsé par le rationalisme cartésien.​

 

        3. L'année 2025, année internationale de la science et des technologies quantiques : l’occasion d’une épistémologie quantique fut laissée à l’abandon au profit des seules applications techniques. La complexité, une fois de plus, mise sous le boisseau.

La réponse de l' ODEA. 

Face à ce constat, ODEA propose une architecture éthico-culturelle en quatre piliers.

  • Ontologie de l’étant (et non de l’Être) : reconnaître la présence concrète, relationnelle, interdépendante de tout ce qui est. Avec deux prémisses : rien n’existe par soi-même et pour soi-même (tout est écologie) ; aucune chose ne porte en elle sa propre négation – c’est l’usage humain qui l’y introduit.

  • Déontologie sociétale (et non entrepreneuriale) : faire société avant de faire entreprise. Les règles du lien social, de la solidarité, de la réciprocité priment sur les règles de la compétition et du profit.

  • Éthique kantienne de la responsabilité : le devoir avant le droit. L’impératif catégorique s’impose aux dirigeants comme aux citoyens. Le pouvoir corrompt ; seuls des garde-fous éthiques inconditionnels peuvent l’endiguer.

  • Altérité comme culture de la diversité : reconnaître l’autre – humain, vivant, écosystème, génération future – comme constitutif de notre propre existence. Cultiver la diversité biologique, culturelle, épistémique est une condition de résilience et de survie.

 

Ces quatre piliers sont soutenus par trois règles phénoménales de la nature (déterminées non déterministes) : diversité requise, complexité requise, complémentarité requise. Et par une épistémologie quantique : prudence, limitation, non-séparabilité, indétermination.

Manifeste O DEA. 
(Ontologie, Déontologie, Ethique, Altérité) 

Problématique liminaire. 

À l’opposé d’autres espèces qui peuplent cette terre, et ayant développé une certaine conscience assez élevée, au sens complexe, de ce qu’il est, et de l’appartenance à une communauté d’existence qu’il nomme « Humanité », l’être humain, par cette conscience d’existence, développe un savoir : un savoir-être et un savoir-faire.

Parallèlement, il a développé ce qu’il appelle l’épistémologie : une interrogation a posteriori, une introspection sur ce savoir – ses savoirs – mais pas uniquement sur eux, surtout sur leurs conséquences. Et pas seulement sur leurs conséquences individualistes, mais aussi complémentaires, communautaires : en termes d’Humanité.

 

- Qu’en est-il de cette épistémologie ?
- Qu’en est-il de cette intelligence humaine introspective développée il y a deux millénaires et demi ?
- Qu’en est-il dans cette fuite en avant rationalo-économico-technoscientiste du 21ème siècle ?

 

Que sont les mots devenus ?

Que sont les nombres devenus ?

Que penser d’une civilisation humaine qui est persuadée que le savoir est uniquement devant elle, à découvrir?
Que penser d’une civilisation humaine qui traite d’« archaïsme » un passé pourtant tellement riche d’enseignement en termes d’humanité ?

Diagnostic. 

                       La réponse à ces questions est douloureuse mais nécessaire :

  • L’épistémologie a été évacuée au profit d’un méthodologisme triomphant. On interroge les procédures, plus les fondements. On vérifie, on ne questionne plus le sens.

 

  • ​​L’introspection millénaire (de Socrate aux moralistes, des stoïciens à Montaigne, de Pascal à Arendt) a été reléguée au rang de « littérature » ou de « philosophie spéculative », sans utilité pratique.

  • La fuite en avant rationalo-économico-technoscientifique produit une accélération aveugle : on innove parce qu’on le peut, on calcule parce qu’on a la puissance, on automatise parce que c’est efficace – sans jamais se demander : pour quoi faire ? au service de qui ? jusqu’à quelle limite ?

  • Les mots sont devenus des unités d’information, des tokens, des vecteurs de calcul algorithmique. Leur profondeur sémantique, leur capacité à dire l’indicible, à porter la nuance et la contradiction, s’est évanouie.

  • Les nombres ont cessé d’être des fenêtres sur l’harmonie du monde (Pythagore) ou des outils de mesure raisonnable pour devenir des instruments de classement, de prédiction, de contrôle social. On quantifie pour dominer, non pour comprendre

  • Le passé – ce réservoir d’expériences humaines, de sagesses pratiques, d’erreurs et de chefs-d’œuvre – est systématiquement dévalorisé comme « archaïque ». On réinvente sans cesse ce que nos prédécesseurs avaient déjà pensé, et souvent mieux.

Les trois répudations de la complexité. 

 

           L’histoire la plus récente de l’humanité a vu trois fois la pensée complexe émerger, et par trois fois elle a été répudiée.

C'et une  conception opposée au reductionnisme et à l'atomisme, qui affirme qu'un "TOUT",

1. Sous l'antiquité : L’holisme antique Première complexité établie par Aristote : nous dit que :   « le tout est plus et même beaucoup plus que la somme des parties ». Ainsi, un organise, tel une société, un ensemble symbolique, par un "phénomène d'émergence " : est plus, et même bien plus, que la somme de ses parties. Son approche était compatible avec beaucoup d’idées grecques traditionnelles :

  • l’idée d’ordre naturel,

  • les hiérarchies du vivant,

  • la finalité dans la nature.

En ce sens, son holisme n’était pas une position marginale. 

Le principal camp opposé était celui des atomistes, surtout : Démocrite, Leucippe

Pour eux, le réel est composé d’atomes indépendants qui s’assemblent mécaniquement.
Ils expliquaient les phénomènes par les parties élémentaires plutôt que par le tout organisé.

2. Blaise Pascal (XVIIe siècle) : « Toute chose étant causée et causante, aidante et aidée… » – un énoncé de la complexité relationnelle. Éclipsé par le rationalisme cartésien.

 

3. L'année 2025, année internationale de la science et des technologies quantiques : l’occasion d’une épistémologie quantique fut laissée à l’abandon au profit des seules applications techniques. La complexité, une fois de plus, mise sous le boisseau.

La réponse au ODEA. 

Face à ce constat, ODEA propose une architecture éthico-culturelle en quatre piliers.

  • Ontologie de l’étant (et non de l’Être) : reconnaître la présence concrète, relationnelle, interdépendante de tout ce qui est. Avec deux prémisses : rien n’existe par soi-même et pour soi-même (tout est écologie) ; aucune chose ne porte en elle sa propre négation – c’est l’usage humain qui l’y introduit.

  • Déontologie sociétale (et non entrepreneuriale) : faire société avant de faire entreprise. Les règles du lien social, de la solidarité, de la réciprocité priment sur les règles de la compétition et du profit.

  • Éthique kantienne de la responsabilité : le devoir avant le droit. L’impératif catégorique s’impose aux dirigeants comme aux citoyens. Le pouvoir corrompt ; seuls des garde-fous éthiques inconditionnels peuvent l’endiguer.

  • Altérité comme culture de la diversité : reconnaître l’autre – humain, vivant, écosystème, génération future – comme constitutif de notre propre existence. Cultiver la diversité biologique, culturelle, épistémique est une condition de résilience et de survie.

 

Ces quatre piliers sont soutenus par trois règles phénoménales de la nature (déterminées non déterministes) : diversité requise, complexité requise, complémentarité requise. Et par une épistémologie quantique : prudence, limitation, non-séparabilité, indétermination.

Distinctions fondamentales. 

       ODEA tient à distinguer ce que la doxa actuelle confond.

  • Intelligence n’est pas performance calculatoire. L’intelligence est la capacité à mettre des limites aux choses. Sa plus haute manifestation est la philosophie – l’art du « ni trop, ni trop peu ».

  • Malignité n’est pas intelligence. La malignité, c’est l’absence de limites, la volonté de puissance sans frein, l’efficacité nuisible. Les algorithmes “malins” ne sont pas intelligents ; ils sont le produit d’une conception maligne.

  • Véralité n’est pas vérité. La véralité ontologique est la conformité macroscopique d’une action, d’une organisation ou d’un usage à ODEA et aux règles phénoménales. C’est une justesse pratique, non une adéquation théorique.

  • Systémique n’est pas systématique. La première est ouverte, circulaire, émergente. La seconde est fermée, déductive, réductrice. L’informatique, malheureusement, relève trop souvent de la seconde.

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