
Avoir la "Démocratie" et le "Principe d'Humanité" chevillés au corps !

Méthode O.D.E.A.
(Ontologie, Déontologie, Ethique et altérité)
Ne rien négliger, ne rien abuser...

Si au lieu de cultiver le pire de l'humain : nous en cultivions le meilleur ?
Au lieu de cultiver un savoir exclusif de lui-même: si nous cultivions un savoir inclusif ?
Si au lieu de cultiver la sclérose cognitive: nous cultivions l'ouverture d'esprit !

« La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent » Albert Einstein
Historicité des problèmes pour les résoudre
Comprendre les racines des problèmes
D'une part, remonter aux origines génétiques et aux trajectoires historiques de formation d'un problème permet d'en saisir les causes profondes et structurelles. On évite ainsi de se limiter à une approche superficielle qui ne traiterait que les symptômes apparents.
Prendre en compte l'historicité, c'est pouvoir retracer la généalogie d'un problème, les bifurcations critiques, les choix et compromis successifs qui l'ont peu à peu configuré dans sa forme actuelle. Une mise en perspective diachronique qui sera un puissant levier de compréhension et de définition ajustée du problème à résoudre.
Identifier les dynamiques à l'œuvre
Par ailleurs, l'analyse des évolutions dans le temps long permettra de déceler les diverses dynamiques et forces en jeu qui animent un problème : tendances lourdes, changements de régimes, ruptures, rhizomes d'émergence de nouveaux agencements, etc.En percevant ces lignes de forces gravitationnelles, on pourra mieux anticiper les évolutions futures prévisibles et dimensionner les solutions en conséquence. Au lieu de réponses purement statiques, l'historicité donne les moyens d'envisager des trajectoires de résolution évolutives et adaptatives.
Repérer les erreurs rétrospectives
Considérer la dimension historique, c'est aussi pouvoir tirer les leçons de l'échec patent de nombre d'approches antérieures de résolution des problèmes. Analyser pourquoi et comment ces tentatives se sont révélées inopérantes au fil du temps, pour mieux cerner les écueils à éviter.
Une forme de retour d'expérience rétrospectif, appliqué de manière systémique à de longues périodes, permettant de ne pas répéter les mêmes erreurs conceptuelles ou méthodologiques que par le passé. La remise en cause des schémas mentaux dépassés faisant partie intégrante d'un renouvellement pertinent des démarches résolutives.
Contextualiser les savoirs mobilisés
Enfin, l'historicisation est indispensable pour resituer et contextualiser de manière critique les diverses ressources cognitives et théoriques que nous mobilisons pour aborder un problème : disciplines scientifiques, corpus techniques, traditions philosophiques ou artistiques, etc.</p> <p>En retraçant la constitution socio-historique située de ces savoirs hétérogènes, on pourra mieux identifier leurs angles morts, leurs présupposés implicites, leurs limites intrinsèques liées à leurs conditions d'émergence. Un garde-fou indispensable pour articuler ces différentes sources de manière réflexive et non dogmatique.
Tisser la complexité temporelle
En définitive, intégrer l'historicité dans nos démarches de résolution de problèmes, c'est se donner les moyens d'appréhender la complexité temporelle, stratifiée et évolutive des phénomènes auxquels nous sommes confrontés. Plutôt que de postuler une forme d'éternel présent artificiellement stable et détemporisé.
C'est cette plongée dans l'épaisseur de la longue durée, dans l'archéologie des devenirs, dans l'entrelacs d'héritages et de futurs en germe, qui nous permettra de formuler des solutions véritablement à la hauteur des défis systémiques actuels. En évitant l'angélisme des réponses désinscrites de leur dimension historiale.