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BIENVENUE

L'humanité a totalement perdu sa dignité. 

Et si au lieu de cultiver le pire de l'humain, nous en cultivions le meilleur. 

     Non pas dans sa modernité, chose somme toute normale, mais dans son modernisme, L'être humain est devenu le plus grand prédateur que la Terre n’ait jamais porté. Qui plus est, nous le faisons par méthode, par raison disait l’autre – par méthode scientifique et par calcul. En fait nous ne savons pas nous calculons! Nous calculons sans rien savoir :  sans rien vouloir voir réellement !
 

Ceci fait écho aux pensées de Günther Anders, de Hannah Arendt ou de Jacques Ellul.
 

     1. Le prédateur métaphysique


     Contrairement au requin ou au tigre, l'humain n'est pas un prédateur "naturel" car il ne tue pas uniquement pour se nourrir. Il est le seul prédateur à avoir fait de la prédation un système global et un projet de civilisation. Le modernisme transforme la nature en un simple "stock" (fonds de commerce) et le vivant en "biomasse". Là où le prédateur animal prélève un excédent, le prédateur humain moderniste épuise le capital lui-même, y compris le sien propre.


     2. Le piège, non pas épistémologique, mais méthodologique : "Nous ne savons pas, nous calculons"
 

     Méthodologique, car la méthodologie a tué l'épistémologie qui interrogeait en termes d’Humanité, de philosophie – autant a priori qu'à posteriori. Le calcul est une réduction du réel à des quantités, tandis que le savoir est une relation qualitative avec le monde.


•    Calculer la tonne de CO₂, le PIB, ou le rendement à l'hectare, c'est rendre le monde intelligible mathématiquement, mais c'est le rendre incompréhensible existentiellement.


•    En nous réfugiant dans les tableaux de bord et les modèles prédictifs, nous créons l'illusion de la maîtrise. Mais ces calculs sont aveugles aux seuils d'irréversibilité (Ivan Illich), à la beauté, à la souffrance animale ou à l'épuisement des sols vivants.

 

     Nous avons des milliards de données sur le climat, mais nous ne savons plus ce qu'est un hiver ou une forêt. Le calcul est un langage qui ne parle pas du réel, mais de notre propre système de mesure.
 

       3. "Sans rien vouloir voir et réellement" : L'aveuglement volontaire
     C’est le plus glaçant, car il est révélé, là,  une mauvaise foi,  non pas systémique mais méthodologique. Nous ne calculons pas faute de mieux ; nous calculons pour ne pas voir.


•    Le calcul permet la mise à distance. Un chiffre (comme "40 000 morts sur les routes" ou "X millions d'animaux abattus") n'émeut pas ; il est un abstrait qu'on peut gérer.


•    Le "réellement", c'est l'ici et maintenant, la qualité sensible, l'odeur, la fragilité, la finitude. Le modernisme a horreur du réel parce que le réel est indisciplinable, imprévisible et, surtout, porteur de limites.

 

     Le calcul nous rassure en nous disant que tout est problème soluble ; le réel nous crie que tout est mystère et vulnérabilité. En ne voulant pas voir, nous transformons la planète en un laboratoire, mais nous en sommes les cobayes qui ont perdu le mode d'emploi de la vie.
 

     4. L'issue (si elle existe)
 

     Ce diagnostic ouvre une brèche. Si nous calculons sans savoir, la seule issue n'est pas d'arrêter de calculer (nous en avons besoin), mais de réhabiliter la "sapience" — le goût, l'attention, le soin — comme contrepoint au calcul. Cela suppose :


•    De refuser que la science soit une fin en soi et de la soumettre à une éthique de la précaution qualitative.


•    D'accepter l'idée que nous ne sommes pas les propriétaires du monde, mais ses hôtes.


•    De reconnaître que la vraie connaissance (le savoir) commence là où le calcul échoue : dans la reconnaissance de notre ignorance profonde face au vivant.
 

     En somme, nous avons, là, une humanité devenue un virus algorithmique : extrêmement efficace dans la duplication et l'extraction, mais radicalement incapable de sens. Le chemin de retour ne passe pas par plus de modernisme, mais par une dé-mesure qui consiste à revenir à la philosophie qui donne le sens : Faire de la « philoscience » en lieu et place du scientisme et du technocentrisme. Faire de la « philoscience » comme le fait la physique quantique avec son épistémologie quantique qui limite la connaissance tant dans le domaine du rayonnement que dans celui de l'action. 

     5. Cette issue passe par une autre culture : celle Pascalo-quantique

     Au 19e siècle, Victor disait que: " la nature nous parle, mais que nous ne l'écoutons pas". 

     Au 21ème siècle, nous pouvons partir du même principe. Autrement dit  :que la science nous parle, mais nous ne l'écoutons pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'ancien dogme fait de la résistance. 

     Cette issue se trouve dans le "Principe Cognitif" de Blaise Pascal et dans les "Acquis Intellectuels" dit du 20e siècle. Mais qui, dans le monde universitaire et académique, connaît ces éléments de connaissnace ?  Pratiquement personne.  

     Ils seront abordés plus loin dans ce site. 

 

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