
Avoir la "Démocratie" et le "Principe d'Humanité" chevillés au corps !

Méthode O.D.E.A.
(Ontologie, Déontologie, Ethique et altérité)
Ne rien négliger, ne rien abuser...


Si au lieu de cultiver le pire de l'humain : nous en cultivions le meilleur ?
Au lieu de cultiver un savoir exclusif de lui-même: si nous cultivions un savoir inclusif ?
Si au lieu de cultiver la sclérose cognitive: nous cultivions l'ouverture d'esprit !
« La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent » Albert Einstein
Préambule épistémologique
Où en sommes-nous ?
Il convient de poser un préambule épistémologique en termes de constat et de point de départ de la réflexion. Ce préambule se veut didactique, dialogique, discursif et réflexif. Il s'agit moins de dresser un inventaire que de provoquer un questionnement radical sur ce que notre civilisation a fait de ses propres outils de connaissance.
Savoir, Connaissance et Science : une triangulation nécessaire
La science est un savoir particulier pris comme général, et il n'y a rien de plus dangereux. Pour y voir clair, une distinction fondamentale s'impose :
• Le Savoir, c'est voir ce qui est réellement, naturellement, sans emphase, sans embase : tel que les choses sont de façon onto-écologique.
• La Connaissance, c'est ce que l’on acquiert après la naissance par une expérience humaine empreinte d’Humanité : une connaissance collective née d’une intelligence collective partagée communément.
• La Science, quant à elle, est un savoir particulier, et même très particulier. Elle est à la fois une méthode et le résultat d'une méthode : un méthodologisme en somme.
Le danger mortel réside dans le fait que ce savoir particulier est devenu de plus en plus général. Au point qu'il n'y aurait plus de valeur et de principes, en termes d'humanité, que de nature scientifique et technique. La science est devenue un avoir, un savoir autotélique : un savoir qui se regarde méthodologiquement le nombril. Qui plus est, c'est un savoir qui se monnaie et sur lequel on spécule fortement.
C'est un savoir qui devrait être pris avec des pincettes, mais que nous utilisons avec une lourdeur destructrice. C'est le seul savoir qui exige impérativement une épistémologie, tellement il peut être dangereux, spécieux et fallacieux.
La mort et la réhabilitation utile et nécessaire de l'épistémologie
Le problème, c'est que ce « méthodologisme » de la science classique a tué l'épistémologie. Je précise bien celle « classique », car il en existe une autre, qui n'est pas classique, mais quantique. Je dirais même pascalo-quantique, qui a réhabilité l’épistémologie en imposant des limites à la connaissance, tant dans le domaine du raisonnement que dans celui de l'action.
Le problème, c'est que tout le monde s'en moque éperdument. Même l'Organisation des Nations Unies et l'UNESCO, qui pour fêter le 100e anniversaire de la physique quantique, ont décrété l'Année 2025 comme Année Internationale de la Science et des Technologies Quantiques. Ce fut un « annus horribilis » : la technique y a été fêtée en grande pompe, quand l'épistémologie, elle, a été passée par pertes et profits. Une épistémologie qui serait pourtant bien utile à notre époque en termes de réelle connaissance et d'humanité, pour contrer ce méthodologisme scientiste, ce syndrome « ismique » délétère pour la planète et mortifère pour notre humanité.
Une autre science est possible, et elle s'appellerait Pascalo-Quantique.
Que sont les choses devenues ?
Que sont les mots devenus ? Des MAUX ! Ceux du rationalisme cartésien et du positivisme comtien. Nous les avons pervertis par la novlangue de la dystopie.
Que sont les nombres devenus ? Des aberrations ! Celles des algorithmes manipulant individus et sociétés, celles des exponentielles du diabolique humain. Que sont les finalités devenues ? Des externalités ! Nous sommes en pleine confusion de la fin et du moyen. Pire : seul subsiste le moyen mis en œuvre, devenu autonome. La finalité (le sens, l'éthique) est comptabilisée comme un coût, un passif. Et comme le veut la logique implacable de ce système : partage des profits et socialisation des pertes. Les profits sont privatisés, les pertes (écologiques, sociales, temporelles) sont socialisées et externalisées vers les générations futures et la biosphère.
Les quatre dénis
Nous vivons sous quatre dénis fondamentaux, dus à notre savoir scientiste et technoscientiste :
1. Déni de temporalité par fuite en avant technoscientiste.
2. Déni d'Humanité par un anthropocentrisme avide et cupide.
3. Déni de complexité par un simplisme intenable car délétère et mortifère.
4. Déni de responsabilité par cupidité et volonté de domination.
C'est un comble, avec autant de savoir, de vivre dans autant de dénis. C'est que nous savons et connaissons mal ! C'est ici que se justifie la révolution ODEA. Pourquoi une telle révolution ? Parce que, rationalisme et positivisme oblige, syndrome "ismique" oblige, tout se passe aujourd'hui comme s'il n'y avait plus de réflexion avant l'action. Réintroduire la réflexion avant l'action, c'est réintroduire l'ontologie, la déontologie, l'éthique et l'altérité au cœur du processus cognitif.
Parce que nous ne sommes pas dans la cognition, mais dans la division.